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Actualités Lait


 Quotas laitiers : (20 Juillet 2010)


Demande de références laitières supplémentaires :

Les demandes doivent être transmises dans les meilleurs délaispar lettre recommandée avec accusé de réceptionau plus tard fin août 2010.


Pour tout renseignement complémentaire :
DDT de la Mayenne - service économie agriculture durable - cité administrative, rue Mac Donald - 53030 Laval cedex 9
tel : 02.43.49.67.25 ou 02.43.49.67.33 ou 02.43.49.67.34

Imprimé de demande et conditions d'éligibilité
 

 Faire face aux déficits fourragers en 2010 - (06 Juillet 2010)



Dossier réalisé par la Chambre d’Agriculture de la Mayenne à partir de l’analyse de la situation mayennaise en partenariat avec le Clasel 53-72 et avec la contribution des chambres d’agriculture des autres départements des Pays de la Loire et du Calvados.


Après une première partie d'estimation objective du déficit actuel des systèmes fourragers moyens des éleveurs du département, estimé à 1,2 tMS /UGB, soit 20% des besoins annuels des animaux, cet article rassemble les différents voies possibles pour compler ce manque de fourrages.

La 1ère étape consiste effectivement à analyser objectivement son propre déficit fourrager.
Ensuite, les voies développées concernent l'ensilage de céréales (valorisation possible de cet ensilage pour ceux qui en ont fait), la mise en place de cultures fourragères estivales, l'alimentation des bovins avec de la paille, l'achat et l'utilisation de co-produits.
En dernier lieu est évoquée la vente prématurée d'animaux pour la boucherie (ou l'élevage) selon les cas.

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 Vêlage précoce : gagnant sur tous les plans (Mai 2010)



Dans le département mais aussi dans la région Ouest, l’âge au premier vêlage est de plus de 30 mois et la durée de vie productive est inférieure au temps d’élevage. Des marges de progrès sont donc possibles sur l’élevage des génisses laitières.
 
 A la ferme expérimentale des Trinottières, les génisses nées en fin d’année étaient initialement destinées à être conduites en vêlage tardif. Cela permettait de garder des vêlages groupés de septembre à novembre avec deux lots de génisses : celles vêlant à 24 mois et celles vêlant à 33 mois.

Afin de réduire le coût d’élevage, les génisses nées en décembre sont conduites depuis 2 ans en vêlage 22 mois. Mode d’emploi et avantages.

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 L'ensilage de céréales immatures : une solution face à un déficit fourrager ? (Mai 2010)




Un hiver froid et une pluviométrie quasi absente sur ce printemps ont entraîné une baisse rapide des stocks fourragers dans beaucoup d’exploitations. Certains éleveurs vont donc être en déficit fourrager en attendant les récoltes de maïs.
Pour y remédier, quelles sont les pistes d’action ?

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 Un changement dans la gestion des exploitations laitières pour faire face aux fluctuations importantes des prix (Mars 2010)




L’année 2008 avait été marquée par un prix du lait élevé qui avait permis de compenser la hausse du prix de  plusieurs intrants (engrais et concentrés notamment. L’année 2009 est toute différente avec un prix du lait en chute libre et des charges qui baissent finalement peu. Les résultats économiques s’en trouvent sérieusement détériorés et de plus en plus variables d’une exploitation à une autre.

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 Analyser le poids de la mécanisation dans son coût de production (Mars 2010)



La stratégie d’équipement en matériel d’une exploitation laitière oriente l’exploitation sur le moyen terme (4 à 8 ans).
Avec des coûts de mécanisation de 50 à 120 € / 1000 litres, c’est une charge conséquente en élevage laitier.
Même s’il est toujours possible de revenir sur son investissement en matériel, dans la réalité, ces revirements sont très rares d’où l’intérêt de bien mesurer au préalable l’impact de ses choix.
 
 
La réflexion sur l’équipement matériel à mettre en place sur une exploitation est étroitement liée à celle sur le temps de travail
Au-delà de l’aspect technico-économique, d’autres critères comme l’organisation du travail et l’affectif plus où moins rationnel, influent fortement le choix des agriculteurs.

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 Que représente le bâtiment dans le coût de production du lait ? (Janvier 2010)



Le choix d’un investissement en bâtiments pour le logement du troupeau laitier et la traite est une étape délicate qui oriente durablement l’exploitation par son impact sur le temps de travail et sur le fonctionnement global de l’élevage. Au-delà de l’aspect technique, il est nécessaire de bien mesurer l’impact économique d’un tel investissement avant de s’engager.


Coût d’investissement en bâtiments : du « simple au double »
Pour apprécier le coût d’un investissement en bâtiment neuf laitier, nous avons intégré les 3 investissements suivants :
-    un bâtiment neuf avec bloc traite pour les vaches laitières ;
-          une nurserie pour les veaux ;
-          la réfection de l’ensemble des silos laitiers.
 
Différents types de bâtiments peuvent être retenus.

Le tableau 1 compare les coûts d’investissements de différents types de bâtiments.
                                   

Tableau 1 : Coûts comparés de différents types de bâtiments (chiffres 2008).
Type du bâtiment semi-ouvertType de déjection à stocker
ou type de stockage
Coûts HT (base 50 VL)
Aire paillée/exercice caiilebotisLisier3 550 €/place
Aire paillée/exercice racléFumière non couverte et fosse géomembranne (effluents peu chargés)2 980 €/place
Logettes têtes à têtes (couloir de paillage central)Fumière couverte et fosse géomembranne (effluents peu chargés)3 860 €/place
Logettes cul à culFosse géomembranne (lisier) et fumière non couverte3 350 €/place
Aire paillée/exercice raclé (non couvert)Fosse géomembranne (lisier)2 350 €/place



Ce tableau est bien sûr loin d’être exhaustif car les variantes sur les bâtiments sont très nombreuses et font fortement fluctuer les investissements. La fourchette de variation d’investissement  d’un complexe laitier à un autre peut aller grossièrement du simple au double (pour un même logement en aire paillée ou en logettes). Ceci inclut quatre principaux facteurs de base : le type de bâtiment (intégration d’aires non couvertes ou non), le stockage des déjections, le choix des matériaux et du matériel et l’auto-construction. Ce dernier poste reste à relativiser selon le temps disponible, la technicité de l’éleveur et les garanties offertes derrière. 
La partie matériel de traite (donc hors bâtiment) évoquée ci-dessus peut par exemple modifier les investissements de la sorte : variation de 30% pour un équipement 12 postes de traite entre une salle de traite épi 30° et une traite par l’arrière.
 
Appliqué à une exploitation d’une cinquantaine de vaches, le coût total d’un bâtiment + bloc traîte peut ainsi s’approcher des 275 000 € après avoir intégré les aides potentielles liées au plan bâtiment et au PMBE (cf tableau 2).

Tableau 2 : Montant global d'un investissement bâtiment à neuf pour 51 vaches
Bâtiment VL logettes têtes à têtes (51 places)129 500 € (2 540 €/place)
Réfection silos atelier lait (rechappage dalles)3 700 € (16 €/t MS)
Nurserie (cases collectives 18 places + 10 cases individuelles)27 000 € (1 500 €/place de CC)
Auto-construction- 16 000
Bloc traite (épi 30° 2 x 5, ligne basse, parc d’attente couvert  (1,2 m²/VL)100 000 € (60 % bâtiment)
Aides PMBE(1) – 15% plafond 70 000 € (non JA, une exploitation)- 10 500 €
Stockage des déjections (fumière couverte 325 m², fosse géomembrane
515 m3)
67 400 €
Aides PMPOA(2) - (35% des investissements éligibles + couverture exercice bâtiment VL)- 26 600€
TOTAL274 500 € HT


(1) :  Plan de Modernisation des Bâtiments Agricoles
(2) :  Plan de Maîtrise des Pollutions d’Origine Agricole

Poids du bâtiment dans le coût de production du lait : de 20 à 120 €/1 000 l
 
Pour intégrer le poste bâtiment dans le coût de production du lait, il faut logiquement retirer les subventions (PMBE, PMPOA) obtenues lors de l'investissement (cf tableau 2) et ensuite amortir l'investissement sur sa durée de vie. On rajoutera ensuite les frais financiers des emprunts des bâtiments ainsi que les frais d'entretien et les charges d'eau et d'électricité.
 
En amortissant l'ensemble du bâtiment sur 25 ans et le matériel de traite sur 20 ans, dans l'exemple ci-dessus, l'amortissement du bâtiment et les frais financiers pèsent à 44 €/1 000 l de lait pour une exploitation de 360 000 litres de lait. En rajoutant 7 €/1 000 l de lait pour les consommations d'eau, d'électricité et l'entretien des bâtiments, on arrive à un total de 51 €/1 000 l pour cet exemple.
 
Dans les comptabilités d'exploitations, les amortissements se font sur des durées plus faibles, en lien avec la durée des prêts (10 à 15 ans) et un bâtiment neuf complet peut alors peser rien que par son amortissement  à près de 80 €/ 1 000 l. Sur une telle durée raccourcie, le bâtiment peut alors pénaliser fortement la rentabilité de l'exploitation.
 
Pour éviter de tels handicaps, les investissements en bâtiments se font généralement en plusieurs étapes (stabulation neuve au début, salle de traite quelques années plus tard ou logettes + racleurs ou agrandissement du bâtiment + mises aux normes). Dans la réalité des comptabilités d'exploitation du réseau de références des Pays de la Loire, les amortissements bâtiments complétés par les entretiens des bâtiments pèsent entre 10 et 78 €/1 000 l. En rajoutant les frais d'eau et d'électricité et les frais financiers, les frais de bâtiment reviennent en moyenne à 56 €/1 000 l avec des écarts de 20 à 120 €/1 000 l.


Le bâtiment : 10 à 20 % du coût de production de l'atelier
 
Lorsqu'on replace ce poste bâtiment dans l'ensemble du coût de production y compris main d'œuvre de l'atelier laitier, on constate que le bâtiment pèse entre 10 et 20 % du coût total. Il va pouvoir faire la différence entre les exploitations en terme de sensibilité aux aléas économiques. Etaler dans le temps le plus possible ses investissements en bâtiments dans un contexte de fluctuation forte du prix du lait est logiquement plus sécurisant.
 
Ceci est d'autant plus nécessaire pour les élevages plus herbagers et bio où le poids du bâtiment pèse encore plus au litre de lait (cf tableau 3). Dans ces systèmes réputés plus économes en charges opérationnelles, il ne faut pas que le bâtiment vienne annuler l'avantage obtenu en coûts alimentaires et sur les critères de fonctionnement.
 
Anticiper l'évolution de ses charges de bâtiments au 1 000 l de lait est de nature à modérer ses investissements et à donner plus de solidité à toute exploitation qui souhaite à terme maîtriser son prix de revient du litre du lait.

Tableau 3 :  Repères de poids du bâtiment selon les systèmes de production (€/1 000 l)
 Lait silo maïs ouvertLait silo ferméLait herbager Lait bio
Coût des investissements bâtiments44465055
Coût de fonctionnement (eau, électricité + entretien)77610
Total51535665


Jean Marc Pilet : 02 43 67 38 51
Chambre d'Agriculture 53

Didier Désarménien CA 53 : 02 43 67 37 25 
Pour le réseau lait des Pays de la Loire