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Actualités


 Faire le bon choix pour ses céréales en bio (Juillet 2010)


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 Dossier : Couverts Végétaux (Juin 2010)


Notre département est caractérisé par son orientation largement tournée vers l’élevage qui assure son dynamisme économique et sa vitalité à l’installation. Néanmoins, cela créé certaines limites et des contraintes qui incitent à poursuivre et à étendre les pratiques comme la couverture des sols, le maintien des bandes enherbées…
 
Nous devons aujourd’hui intégrer ces dimensions pour pouvoir confirmer et amplifier les premiers résultats obtenus sur la qualité de l’eau.
C’est pourquoi une des dispositions du 4ème programme de la Directive Nitrates prévoit l’obligation de couverture des sols sur toutes les parcelles pendant les intercultures longues de type blé - maïs.


 Désherbage des prairies (Mai 2010)


Comment limiter leur salissement ?
 

 Colza : association de plantes, un désherbage agronomique ? (Mai 2010)


Colza : association de plantes, un désherbage agronomique ?
 

 Quelle protection fongicide blé pour 2010 ? (Avril 2010)


Un prix du blé bas incite à s’en tenir à une protection fongicide d’un coût modéré.

Cela va aussi dans le sens de l’exigence de réduction, à terme, de l’utilisation des produits phytosanitaires.

Protection fongicide blé pour 2010
 

Les maladies du blé en Mayenne

 


Piétin-verse :Maladie secondaire. Le niveau de dégâts est de l’ordre de 3-4 q/ha en moyenne dans les situations à risque assez élevé (blé tous les 2 ans).
 La verse peut entraîner des pertes de rendement plus importantes mais le piétin-verse n’est qu’un facteur parmi d’autres et c’est loin d’être le plus important. Les facteurs déterminants pour la verse sont d’abord : la sensibilité variétale, l’excès de densité et l’excès d’azote, surtout en début de cycle.
 
Oïdium :Maladie secondaire qui s’est peu manifestée ces dernières années. Le programme de base peut avoir une certaine efficacité sur de faibles pressions. Dans le cas de forte pression sur variétés sensibles, rajouter un spécifique oïdium type Gardian (fenpropidine) (0.4 l/ha) [18 €/ha] ou Flexity (métrafénone) (0.3 l/ha) [20 €/ha]
 


Septoriose sur dernière feuille


Septoriose : C’est la maladie dominante à viser en priorité. On vise surtout la protection des 2 dernières feuilles, donc inutile d’intervenir trop tôt. La septoriose est résistante aux strobilurines depuis plusieurs années. On parle de plus en plus de résistance aux triazoles, ce qui incite à leur associer du prochloraze ou un produit de contact comme le chlorothalonil (Bravo 500).
 
Rouille brune : Maladie qui peut être très pénalisante sur variété sensible non protégée. La plupart des triazoles (sauf le prothioconazole, substance active du Joao) et les strobilurines ont une excellente efficacité donc en pratique, cette maladie ne pose guère de problème tant qu’on reste dans des programmes fongicides classiques.
 
Fusariose sur épi : On craint à la fois la perte de rendement et la production de myxotoxine (important au niveau de la commercialisation). 2 facteurs de risque principaux :
-          les pluies ou une forte humidité pendant la période épiaison/floraison
-          la présence de résidus de maïs en surface (donc situations les plus à risque : précédent maïs grain sans labour – on conseille d’utiliser une variété peu sensible, type Apache).
Si on traite, il faut passer début floraison, ce qui implique généralement un programme à 3 traitements. Lorsque les conditions sont favorables à la maladie (pluies), il est difficile de faire le traitement au bon moment – et même avec une intervention bien positionnée, l’efficacité reste moyenne.

 


 Maïs : protection au semis (Mars 2010)


 La protection insecticide est une assurance coûteuse. On a intérêt à la réserver aux situations les plus exposées – en se rappelant que l’impasse est toujours une prise de risque.

Protéger le maïs lors des semis

 Désherbage du maïs : quelle stratégie ? (Mars 2010)


Désherbage chimique à dose modulée ou désherbage mécanique : tour d’horizons des stratégies possibles.

Désherbage maïs

 Conditions de pulvérisation : mieux traiter pour plus d'efficacité (Mars 2010)



Les conditions climatiques, le stade d’intervention et la qualité de pulvérisation sont autant de paramètres à prendre en compte pour optimiser l’utilisation des produits  phytosanitaires. 
Le prix et le temps investis dans les traitements phytosanitaires justifient à eux seuls de prendre en compte tous les facteurs influençant l’efficacité des produits.
Parmi eux, le stade d’intervention est capital puisqu’il concerne directement la cible visée :
- Pour les herbicides, on constate globalement une meilleure efficacité sur adventices jeunes.
- Pour les fongicides, les interventions doivent être positionnées à des stades précis de la culture ; par exemple, le traitement antifusariose sur blé  doit être appliqué début floraison.  

Mieux traiter pour plus d'efficacité
 

 Fertilisation azotée du colza (Janvier 2010)



Mesurer l’azote absorbé durant l’hiver permet d’ajuster les apports au printemps.
 
La méthode des bilans met en balance les besoins de la culture en azote avec les fournitures apportées par le sol. Cette grille de calcul permet de définir la dose d’azote à amener afin de satisfaire l’objectif de rendement fixé (Cf. grille de calcul du 4 ème programme Directive Nitrates).
Les besoins de la culture correspondent à l’azote absorbé par unité de rendement (6.5 unités d’azote) auquel on retranche l’azote absorbé pendant l’hiver. A cela s’ajoute la part d’azote non valorisable liée à la profondeur de sol. Le rendement objectif est la moyenne des 5 dernières années en enlevant la meilleure et la moins bonne. Ce rendement peut être réajusté en fonction de l’état de la culture à la sortie de l’hiver.
Les fournitures du sol correspondent aux reliquats sortie hiver auxquels s’ajoutent les différentes contributions liées au retournement de prairie, aux apports organiques précédents, aux résidus du précédent et enfin à la contribution de l’humus du sol.


Quantifier l’azote absorbé par la culture

L’intérêt de cette mesure est d’estimer la quantité d’azote absorbée par le colza pendant l’hiver afin de  réduire l’approximation du calcul des besoins en azote (variation de 20 à 250 unités/ha d’après le CETIOM).
La méthode consiste à couper au ras du collet les colzas sur trois placettes de 1 m². Ces placettes doivent être représentatives de la parcelle. Une pesée permet ensuite d’obtenir un poids de matière verte/m².
Pour obtenir l’azote absorbé, il faut multiplier ce poids par 65, ainsi une pesée de 1.1 kg/m² signifie que 72 unités d’azote ont été déjà absorbées par le colza.
Si dès l’entrée hiver les colzas sont bien développés, le calcul peut être affiné par une pesée à cette période. En effet, les fortes gelées hivernales font chuter les feuilles des colzas et l’azote contenu dans ces feuilles est en partie réabsorbé par la culture. Le poids de matière verte entrée hiver est donc supérieur au poids sortie hiver. Dans ce cas, il faut donc prendre la moyenne des deux poids pour faire le calcul. En revanche, si la pesée entrée hiver est inférieure à la pesée sortie hiver, il faut retenir la pesée sortie hiver. Le CETIOM a mis au point une méthode de calcul qui donne directement la dose d’azote à apporter d’après les pesées effectuées (www.cetiom.fr).



Interprétation des pesées

Le tableau ci-dessous provient d’un suivi de parcelles de colza effectué sur l’ensemble du département. On y voit que certaines parcelles ont bien valorisé les apports organiques amenés à l’automne. Néanmoins, les cas sont assez variés avec en tendance des colzas peu développés dans les secteurs ayant reçu de faibles précipitations. En effet, les conditions météorologiques de l’automne ont été dans certains secteurs défavorables à la croissance des colzas. Les brèves précipitations succédant aux périodes sèches ont engendré des levées échelonnées et un faible développement végétatif des colzas.
A St Fort, la parcelle semée le 27 août n’a levé qu’à partir du 12 octobre. Malgré la densité de plante, la quantité de matière verte est très faible les stades allant de B3 à B6. Les colzas les moins avancés risquent donc de ne pas survivre aux longues gelées de cet hiver.
Il n’y a pas d’objectif précis à atteindre en terme de poids à l’entrée de l’hiver, de bons rendements peuvent être atteints avec des colzas ne pesant que 0.5 kg/m².
Dans le cas de colzas peu développés et s'il y a eu des apports organiques à l'implantation, le reliquat sortie hiver peut être important. Il est donc intéressant de réaliser une mesure du reliquat et d’en tenir compte dans les fournitures du sol.

Pesées effectuées entre le 10 et 15 décembre 2009
LieuVariétéSemisApport organique
avant semis
Plantes /m²Poids vert kg/m²N mobilisé /ha (PV*65)
St FortStanding27/08non210,138
Cossé le VivienDK Cabernet04/09non151,6104
Nuillé sur VicoinFlash29/0815 t fumier bovins192,5163
Meslay du MaineFlash05/0910 t fumier poulet Loué171,597
Courcité(mélange)22/0820 m3 de lisier de bovins221,065



Stratégie de fertilisation

L’apport d’azote minéral peut aller de 0 à 150 unités d’azote. Si après calcul un apport est nécessaire la dose à amener déterminera l’utilité d’un fractionnement.
Pour un apport inférieur à 100 unités, un seul passage suffit entre le stade C2 (entre-nœuds visibles) et D2 (inflorescence dégagée) (début Mars).
Au delà de 100 unités, il est préférable d’effectuer deux apports par exemple  fin Février puis mi-Mars.
Dans les situations ne recevant pas régulièrement d’effluents d’élevage, on conseille d’apporter avec l’azote 50-75 unités SO3/ha. Dans ce cas, il faut utiliser une formule suffisamment concentrée en soufre (sulfate d’ammoniac par exemple).


Fabien GUERIN, Lucie ROCTON,
Conseillers agronomie productions végétales
Chambre d’Agriculture de la Mayenne
Tél. 02.43.70.10.70