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Après un printemps 2009, grand cru pour l’herbe, la fin de saison est difficile avec une production quasi nulle sur l’automne.
D’excellentes conditions d’exploitation…
La reprise de la saison de pâturage a été très progressive sur le département. La pousse de l’herbe a démarré lentement sous l’effet de températures limitantes. Néanmoins, les conditions de déprimage, temps froid et sec en février et mars, ont été excellentes avec une très bonne portance qui a permis le nettoyage de l’ensemble des parcelles.
La croissance de l’herbe s’est accélérée dès début avril avec une semaine d’avance par rapport à la moyenne pluri-annuelle 2000-2008. La pleine pousse au printemps se situe légèrement au-dessus de la moyenne avec 85 kg MS/ha/jour entre la mi-avril et la mi-mai (soit 2,5 tMS/ha produites). Les récoltes se sont faites dans de bonnes conditions avec des fenêtres climatiques propices. Les précipitations de juin ont permis de maintenir un bon niveau de pousse jamais atteint depuis le début du suivi de croissance de l’herbe en 2000.
…pour valoriser une bonne production
Entre début mars et fin juin, le niveau de production moyen des fermes du réseau s’élève à 6,4 tMS/ha avec un écart réduit de 1,4 tMS entre les extrêmes. Cette valeur place cette année dans les meilleures depuis 2000. Les précipitations de juillet ont été très variables sur le département de la Mayenne (30 mm à Meslay du Maine, Ballots, Argentré – 60 mm à Bais, Pré en Pail – 90 mm à Ernée). Certains secteurs ont ainsi vu se maintenir les conditions favorables de juin et ont pu garder une bonne part d’herbe dans la ration. Les cantons de Landivy et de Gorron ont été particulièrement favorisés sur l’été et l’automne cette année avec des températures et de l’humidité propices à l’herbe. Sur cette zone, avec une bonne exploitation de l’herbe, on peut atteindre 10 t MS valorisées par hectare.
Un automne marqué par la sécheresse
Sur la majorité du département, l’absence quasi-totale de pluie sur août et septembre a bloqué la croissance de l’herbe et desséché certaines parcelles. Les précipitations de début octobre ont fait reverdir la végétation sans pour autant relancer la pousse. On perd ainsi 1 à 1,5 tMS/ha valorisée habituellement à cette période. Dans les systèmes maïs-herbe, cette perte peut être compensée par les bons rendements en maïs ensilage (en système 2/3 herbe 1/3 maïs, 1 tMS/ha d’herbe perdue compensée par 2 tMS de maïs supplémentaires). Dans les situations favorables ou dans les prairies de fond humides, on peut avoir de l’herbe sur pied. Il est alors nécessaire d’aller faire manger cette herbe résiduelle afin de garantir une repousse de qualité au printemps. L’objectif à l’automne est de faire consommer ce qui pousse et de nettoyer les parcelles avant le repos hivernal. Pour les parcelles qui ont souffert des conditions sèches, la décision d’une éventuelle rénovation doit attendre le printemps. En effet, les prairies, en particulier celles de longue durée, ont une très forte capacité de régénération.
Stéphanie GUIBERT – CA 53
Isabelle BOSSUET – CA 53
Pierre-Antoine MARET – CLASEL 53