- Pas de limitation de la part d’ensilage (maïs, herbe, enrubannage) …. Mais techniquement une ration 100% ensilage est peu réaliste et économiquement le coût d’un correcteur azoté bio nécessaire pour « remonter » un maïs et la gestion de cette culture auront raison d’une telle stratégie. En réalité, cette moindre limitation permet d’intéresser à la bio des éleveurs qui choisissent une alimentation « ensilage » (maïs en particulier) sur une courte période.
- Le taux de concentré peut monter à 50% pendant 3 mois en début de lactation
- L’exploitation doit produire au moins 50 % de l’alimentation des animaux ou établir des coopérations avec d’autres exploitations de la même région : « région administrative ou régions administratives les plus proches »
- Les jeunes mammifères sont nourris au lait maternel (3 mois en bovin)
- Les vitamines de synthèse sont soumises à l’accord de l’organisme certificateur mais il existe des solutions naturelles
Les OGM et les produits obtenus à partir d'OGM ou par des OGM sont incompatibles avec le concept de production biologique et avec la perception qu'ont les consommateurs des produits biologiques.
Ils ne devraient donc être utilisés ni dans l'agriculture biologique ni dans la transformation des produits biologiques.
Journal Officiel de l'Union Européenne du 28 Juin 2007 : Règlement (CE) N° 834/2007 du Conseil
La prévention et le recours à l’homéopathie, la phytothérapie les vitamines et oligo sont privilégiés.
Cependant, l’allopathie est autorisée à raison de 3 traitements par an pour des animaux à durée de vie supérieure à un an (bovins …) ou 1 traitement en cycle de vie court (volaille …).
Si ce quota est dépassé, l’animal (ou son lait) ne peuvent être commercialisés en bio. Les délais d’attente sont doublés par rapport à la réglementation en conventionnel, et au minimum de 48 heures.
Les vaccinations, les antiparasitaires et les traitements dans le cadre de plans d’éradication obligatoires ne sont pas comptabilisés ici.
L’accès au plein air est privilégié mais un bâtiment avec un éclairage et une ventilation naturelle sur un côté par exemple conviendra (ex engraissement de porc sur paille en valorisant une ancienne stabulation).
Hormis pour réutiliser un bâtiment en caillebotis intégral, le logement des animaux n’est pas un frein à la conversion en Bio.
Jusqu'à présent, des terres bio pouvaient bénéficier d’une fertilisation organique issue d’élevages conventionnels (sauf hors sol au sens littéral du terme), à condition que ces fumiers soient compostés et les lisiers brassés.
Désormais, les déjections issues « d’élevages industriels » c’est-à-dire « qui sont fortement tributaires d’intrants vétérinaires et d’aliments pour animaux non admis dans l’agriculture biologique » ne pourront plus être épandues sur des terres bio.
Le guide de lecture ne lève pas à ce jour l’incertitude concernant des effluents issus d’élevages, certes de type industriel, mais avec une certification exigeante.
Par contre les déjections issues d’un élevage bio doivent impérativement être épandues sur des terres bio.