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 La nouvelle PAC dans les systèmes en bio



La réforme de la Politique Agricole Commune qui entre en application dès la campagne culturale en cours (dépôt des demandes mai 2010) va impacter les exploitations et particulièrement les systèmes bio.

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 Convertir son exploitation à l’agriculture biologique : Pourquoi ? Comment ?





Le marché porteur des produits bio, les difficultés de beaucoup de productions en conventionnel, une prise de conscience environnementale ou le besoin d’un nouveau projet dans sa carrière d’agriculteur amènent un nombre croissant d’exploitants à s’interroger sur l’agriculture biologique.


Comment mener ma réflexion ?

Il est d’abord indispensable de bien se renseigner, participer aux réunions et fermes ouvertes organisées chaque année conjointement par la Chambre d’Agriculture de la Mayenne et le Civam Bio. De très nombreux exploitants bio du département seront également ravis de vous recevoir pour vous expliquer leur fonctionnement.
 
Suite à ces visites, un rendez-vous avec un conseiller peut compléter votre information et commencer à cerner les atouts et faiblesses de l’exploitation pour une conduite en bio. Cette approche sera utilement complétée par une session de formation. Ce travail en groupe permet  l’échange entre porteurs de projets et la rencontre d’agriculteurs bio in situ.
 
Pour préciser le projet et en cerner tous les contours, des conseillers spécialisés par production vous accompagnent pour élaborer un « diagnostic de conversion ». Il s’agit d’une étude technico-économique affinée selon les besoins. Elle permet en particulier de se donner des repères pour la phase de changement, en évaluer la durée raisonnable. En effet, si le passage en bio d’une exploitation menée de longue date sur un mode économe, autonome peut se faire rapidement, il n’en va pas de même quand la conduite passée était intensive. Dans l’immense majorité des cas en Mayenne (systèmes bovins et cultures), la durée « légale » de conversion est de 2 ans avant de livrer par exemple du lait bio. Mais il convient souvent d’anticiper les adaptations avant de s’engager.
 
Mes interlocuteurs économiques

Mener un projet sur son exploitation implique aussi bien sûr d’envisager les appro futurs en bio mais surtout de déterminer qui sera l’acheteur du lait, de la viande, des céréales ou des légumes produits en bio. Certains opérateurs économiques sont spécifiquement bio, d’autres sont mixtes mais certains n’ont pas à ce jour investi le marché du Bio. Ce marché peut-être alléchant compte tenu de sa croissance à deux chiffres mais il concerne au global de faibles volumes et reste donc fragile. Là encore des choix sont nécessaires et impliquent le dialogue avec ses interlocuteurs.
 
Ma décision est prise : quelles sont les démarches à entreprendre ?

Dans l’absolu, il faudrait se préoccuper des démarches administratives et des aides financières uniquement à l’issu de la réflexion décrite ci-dessus. En réalité, les étapes s’entremêlent bien souvent mais, autant le parcours de « maturation » de son projet propose de rencontrer divers interlocuteurs, autant l’engagement dans la conversion impose divers éléments.
 
Tout d’abord, chaque exploitation individuellement s’engage avec un organisme certificateur (OC).
Quatre structures opèrent en Mayenne. Il convient de les contacter, demander des devis. L’exploitation aura autour de 500 € de charge annuelle nouvelle pour rémunérer l’OC choisi. Le contrat d’engagement avec l’OC vaut « entrée » en phase de conversion du système.
Dans le mois qui suit cet engagement, l’exploitation doit se faire connaître auprès de l’Agence Bio. Il s’agit de quelques renseignements à fournir sous forme de fiche, éventuellement par internet.

Les aides à la conversion n’interviennent qu’à cette étape.
Jusqu’au 15 mai 2010, elles prennent la forme d’une MAE (Mesure Agri-Environnementale) et donc d’un engagement pour 5 ans. A compter des conversions postérieures au 15 mai 2010, les aides passeront dans le 1er pilier de la PAC : toutes les modalités ne sont pas connues à ce jour. Par contre dans tous les cas, la demande se fait en même temps que le dossier PAC avec quelques documents complémentaires simples mais qu’il ne faut pas oublier.




Qui contacter ?

Parmi les interlocuteurs privilégiés pour vous aider à engager la réflexion, contactez la Chambre d’agriculture de la Mayenne :
- Brigitte LAMBERT - 02 43 08 11 50
ou
- le Civam Bio - Denis ALAMONE au 02 43 53 93 93.



Brigitte LAMBERT -
Chambre d’agriculture de la Mayenne


Janvier 2010